La rééducation fonctionnelle est celle qui est pratiquée dans les centres de rééducation. Elle a pour but le retour rapide à l’autonomie après un accident ou une chirurgie.
On ne traite pas directement la pathologie, mais le handicap qu’elle engendre. On aide les patients à récupérer leurs capacités physiques, leur statut social, familial ou professionnel, et à adapter leur environnement à leur handicap.

Les pathologies à rééduquer sont très variées, tout comme les services avec qui travaillent les rééducateurs : chirurgies orthopédique et traumatologique, cervico-faciale, neurologie, rhumatologie, pneumologie, pédiatrie, gériatrie, cardiologie, ORL, dermatologie, gynécologie-obstétrique, oncologie…

Un exemple courant de patient ayant recours au kinésithérapeute en cabinet de ville : les prothèses orthopédiques (hanche, genou, épaule).
Afin de récupérer la bonne fonction de son membre opéré, et de pouvoir reprendre au mieux ses activités, le kinésithérapeute réalise un bilan de l’articulation et des activités réalisables. Il définit ensuite des objectifs en accord avec son patient. Le traitement sera orienté pour permettre un retour rapide aux activités désirées par le patient.

Il y a 3 types d’intervention du kinésithérapeute :

L’intervention dite « passive » :

le patient est passif, souvent allongé. Le kinésithérapeute peut faire des mobilisations, des étirements, ou proposer des agents physiques comme du froid, du chaud, ou des courants électriques. Il peut également prescrire ou réaliser des attelles, poser des bandages compressifs, des strapping.

L’intervention dite « active » :

le patient est actif, il fait des exercices, de l’activité physique, s’étire ou se mobilise. Le kinésithérapeute l’aide et l’accompagne pour que «l’actif» soit réalisé de façon optimal.

L’éducation :

le kinésithérapeute informe et forme le patient sur la pathologie, ses traitements, et les processus qui peuvent entraver la réussite du traitement, mais peut également orienter le patient vers d’autres professionnels.

En rééducation fonctionnelle, les patients peuvent rester jusqu’à 1 ou 2 heures au cabinet. Le kinésithérapeute peut alors avoir plusieurs patients en traitement simultanément. Certains patients auront besoin de plus de « passif », d’autres de plus « d’actif » ; le kinésithérapeute ne donnera pas toujours le même temps de présence en fonction des patients, de leur pathologie et de l’évolution de celle-ci.

Par exemple, pour un patient opéré d’une prothèse de hanche, les premières séances seront surtout passives avec un kinésithérapeute très présent, alors que les dernières séances seront surtout actives et plus en autonomie.